C’est la rentrée, paraît-il, rien qui me donne plus envie de sortir.
Parce que j’ai bossé tout l’été, gentille cigale ouvrière pendant que les fourmis se doraient les antennes WiFi.
J’ai réussi l’ensemble des challenges que je m’étais imposés.
Donc c’est mission accomplie.

Là, j’ai besoin de décompresser, il faut que je dégage.

Adieu les flots RSS pollués, adieu les pilleurs de tout, adieu l’hypocrisie de ceux qui voudraient réaliser une revue de presse par des humains et qui disent que c’est mieux qu’à la machine en oubliant qu’il s’agit toujours d’exploiter le contenu des autres :)

Adieu tout ça, ou au moins “Au revoir” comme a dit Valéry.

Et c’est devenu tellement facile de s’aérer les neurones que je ne compte pas m’en priver.

D’abord, ce sera une semaine à Barcelone, d’un coup d’aile à bon marché, un appartement dans le vieux quartier gothique et à moi les couleurs hispaniques.

La mer, je m’en fiche, j’en ai partout et tout le temps.
Mais je vais m’offrir les ramblas en rollers, un fantasme qui date de mes dix ans.
Comme ça, ce sera fait.
Objectif : ne pas me casser une patte.

Question music vibe, j’ai prévu des points de chute pour la semaine toute entière, j’ai raté le Summercase de juillet mais il en reste et ça ne va pas être triste.

Histoire de faire voyager mes goûts, j’emporte mes indispensables de l’année : les derniers Cabrel, Bashung et Christophe.
Rien qu’avec ces trois-là on peut dire que 2008 fut un grand cru question chanson française.
Pour le reste, je mettrai la radio.
Et j’emporte Les Fantômes de Goya de Milos Forman, je voulais le voir en Espagne et nulle part ailleurs, j’aurai attendu un an mais c’est ça, la volupté : contrôler sa consommation :)

Ensuite, j’ai rendez-vous dans la famille et plus précisément avec mon oncle, aka le Vautour, qui après avoir écumé vingt années durant les pays émergents de l’Union pour en extraire un patrimoine foncier pour dix générations, tient absolument à me montrer une de ses acquisitions en Croatie.

Sur les clichés, ça ressemble bien à une maison coincée entre la montagne et l’Adriatique, jardin derrière rochers devant, c’est la vénitie d’en face et je sens que ça va me plaire.

Il y a matière à produire un album, ça c’est clair.
Pour le reste … l’indispensable personnel pour entretenir ce genre de bâtisse, ce n’est ni dans mes goûts ni dans mes moyens, ça finira en hôtel.
Ou bien, si je remets la main sur mon carnet d’adresses, c’est un endroit à placer sur la liste des lieux de tournage.
Faut faire feu de tout bois pour conserver le droit d’être possédé par des biens.
Quand je pense que des gens bossent pour avoir ce droit

Tout cela va me conduire jusqu’à la mi-septembre
Au début de l’été austral, donc.
J’aviserai. C’est bien, le Sud.
Le vrai Sud, pas celui de la Louisiane.
Wendy m’a envoyé un mail : elle ne voulait pas quitter sa maison devant la menace de Gustav.

Elle est solide, je risque seulement de perdre le toit comme la dernière fois, et les derniers arbres.
J’ai juste peur de la flotte, on annonce des vagues de six mètres.
Mais je ne bougerai pas, sauf si tu m’invites.

Encore une victime de la propriété …
Du coup, on sera deux pour rôder dans Barcelone …

Perso, j’ai toujours considéré les USA comme une terre inhabitable.

Et Woofie-le-chien ? Sa famille d’origine étant rentrée du tourangeau après un exil d’un an, il va pouvoir retrouver ses habitudes de chiot pourri-gâté, donc tout va bien.
Avec le retour de Wendy et de William, le W3C va se trouver reconstitué.
De nouvelles recommandations sont à prévoir pour l’automne, forcément.

Digression : Wendy m’a fait part de son inquiétude : avec la hausse du prix du pétrole, il ne sera plus question d’aller en France comme on allait au fond de son jardin (en à peine deux heures, donc).
Elle envisage de vendre, carrément.
Si ça devient une mode chez les retraités, l’immobilier va en prendre un sérieux coup dans certaines régions …

Le Web ?
Je suis certaine qu’il peut se passer de moi et qu’il sera encore là à mon retour :)
Et s’il n’y est plus, je trouverai bien de quoi m’occuper.