C’était ce matin et sur une excellente radio du Nord j’écoutais d’une oreille distraite les dernières informations politiques - rien de tel pour baîller une dernière petite fois avant d’entamer la journée.
Et puis vient une chanson qui m’accroche.
C’est en français, avec des paroles claires, un accent qui chante un peu Toulouse, je me dis
On dirait Cabrel en plus jeune..
Et puis l’impression s’affirme et je me dis
C’est fou comme les jeunes prennent le relais des classiques
Et puis surprise, l’animateur annonce le titre, et c’était du vrai Cabrel pur jus.
Mince alors.
Bluffée par la voix.
Bain de jouvence par épuration du texte et de la musique, voilà ce qu’il y a.
Depuis le temps que j’attendais un nouvel album …
Sur celui-là, Des roses et des orties, il y a des reprises, des adaptations, notamment de Dylan et de JJ Cale, et du neuf.
Je téléphone à mon pote disquaire qui me dit Fin mars chez moi, mais tu peux tenter le coup dans une radio.
Oh bin non, j’attendrai.
J’aime bien Cabrel.
Il a fait le parcours complet du vrai troubadour.
Tu enlèves les orchestrations, tu gardes l’homme, son texte et sa guitare et tu te retrouves dans l’intemporel.
Et là, c’est exactement ça, avec La robe et l’échelle, le poète tient son A la claire fontaine.
A mon avis, n’est-ce pas ?
C’est clair, net, frais et pur, ça va à l’essentiel qui ne passe pas de mode.
Ça parle d’un moment fort, d’une transition lumineuse qui échappe à la plupart alors que tous la vivent.
Une nouvelle bonne chanson de Cabrel, quoi ![]()
Ce sera un standard qu’on reprendra encore et encore.
Et ça va cartonner, pas de souci à se faire.
Cabrel renoue avec le discours simple que j’avais tant aimé dans Petite Marie et quelques autres créations limpides.
Il paraît qu’il a découvert les joies des concerts courts dans les petites salles et ça aussi c’est réjouissant : ça veut dire qu’on pourra le voir.
Comme Neil Young et comme Chris Rea : retour à l’essentiel.
J’aurais bien voulu vous montrer les paroles mais ces choses-là ne se font plus.
Il faudra attendre un peu.
Sortie le 31 mars 2008.
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J’écris chaque jour mais je ne confie pas tout à l’hydre du Web, seulement les petites émotions que je veux partager.
Dans la foulée, j’ai repensé aux Gipsy Kings avec lesquels Francis Cabrel avait fait un très beau La corrida, qui me met toujours les larmes aux yeux et la fin de cette vidéo en rajoute une couche.
On peut les voir ensemble, Francis Cabrel et les Gipsy, brièvement, ici : Francis Cabrel et les Gipsy Kings.
Et pour ceux qui ne connaîtraient pas du tout Los Ninos de Sara, une petite présentation : Gipsy Kings - No volvere.