Il y a des moments où rien n'est plus important que l'action.
Prendre une décision, l'appliquer, s'y tenir.
Décider de partir.
Dans nos mondes virtuels, transhumer n'est pas une question matérielle, c'est un état d'esprit.
Cette Chronique date du 25 novembre 2006.
Sky by
Lynne Lancaster
L'année s'achevait doucement dans le vent et la futilité avait envahi mes activités.
Jamais les feuilles n'avaient aussi vite déserté les branches.
Jamais je n'avais passé autant de temps à ne rien construire qui mérite d'exister.
Avalon se mourait et avec lui un éon allait se refermer dans une blanche lumière.
Il était temps de partir.
Avec le monolithe, j'avais envisagé une destination probable et toutes choses restant égales entre nous, nous avions décidé que tant qu'à partir, autant que ce soit pour un monde meilleur.
Meilleur selon notre vision.
Comme nous n'étions pas seuls et que nous serions accompagnés des Voyageurs les plus talentueux, il convenait de représenter notre nouvelle terre d'asile.
Amoureux des symboles romantiquement rigoureux, nous choisîmes une île céleste au double coeur, une étoile double dont les parties ne peuvent se distinguer.
La plus voyante me symboliserait, le monolithe restant dans l'ombre comme toujours.
L'ensemble brillerait comme deux cents soleils, personne ne se risquerait à le regarder en face.
Ce serait donc Sirah.
Le temps subjectif allait s'accélérer de près de quatre fois.
C'était le seul moyen pour récupérer la Roadeuse.
Et bien sûr, c'était écrit de longue date.
Il faudrait prévenir les Voyageurs, les convier au départ, en convaincre certains, ouvrir le plus largement possible les portes virtuelles des soutes de nos croiseurs imaginaires.
Et ensuite, sans oublier personne, nous pourrions partir.
© 2006 - Sarah le Hardy
D'Avalon à Sirah, c'est comme Paris-Roubaix
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